UNE SOPHROLOGIE QUI ALLIE SAVOIRS ANCESTRAUX ET DÉCOUVERTES EN SCIENCES COGNITIVES

Navigation de nuit en voilier pour voir les aurores boréales dans l'arctiqueLa sophrologie enseigne des techniques de bien/mieux-être issues principalement d’Asie (Inde/yoga, Japon/zazen, Népal/tummo) auxquelles ont été enlevé toutes conotations religieuses pour en faire des outils pratiques et faciles à utiliser au quotidien dans la vie moderne. C’est une méthode multi-disciplinaire qui fait appel à des savoirs ancestraux. De tout temps, l’humanité a essayé de sublimer le pouvoir de sa conscience afin d’élargir le champ de sa compréhension, d’optimiser sa concentration ou d’améliorer ses capacités d’apprentissage.

Depuis sa création en 1960 par le neuro-psychiatre Alfonso Caycedo, la sophrologie a vu naître plusieurs courants. Celui qui me semble être le plus holistique, abouti, pour accompagner une ou un sportif est la sophrologie psycho-comportementale. 

La sophro pédagogie sportive en sophrologie psycho-comportementale

La Patagonie avec 69 NORD

C’est celle que je pratique et que j’utilise avec ma clientèle.

La sophrologie psycho-comportementale fournit des outils efficaces pour travailler les habiletés mentales nécessaires pour améliorer la performance sportive en restant dans le plaisir et en respectant l’écologie du sportif. 
La sophro-pédagogie sportive permet au sportif d’analyser, de structurer et de canaliser ses énergies afin d’améliorer ses performances et ses résultats sans s’être focaliser sur la victoire. La préparation mentale utilise des outils spécifiques selon les périodes d’entrainement ou de compétition. Elle trouve sa place avant, pendant et aprés l’épreuve sportive et vise à ce que le sportif atteigne son autonomie gràce à l’acquisition d’outils adaptés à ses besoins.

Le sportif sera capable d’agir sur ce qu’il ressent, ce qu’il pense et ce qu’il fait, les trois niveaux d’organisation (physiologique, cognitif et comportemental), composants de la performance sportive. 

La sophrologie psycho-comportementale a pour but d’accompagner le sportif vers la réalisation d’un objectif concret. Le dialogue prend une place importante. L’accompagnement est basé sur un pacte de confiance réciproque. Durant toute la durée de l’accompagnement il est essentiel que chacun garde son libre arbitre. Le sportif joue un rôle actif dans le processus d’accompagnement. Le but est d’accéder à une autonomie rapide, en général entre 8 et 12 semaines en raison d’une séance par semaine. Outre la pratique de la relaxation en début de séance et des techniques d’activation intra-sophronique effectuées dans un état modifié de conscience (proche de l’hypnose moderne), la sophrologie psycho-comportementale s’inspire des dernières thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles mais également des travaux de Carl Rogers et son “Approche centrée sur la personne”, de la PNL et du coaching afin d’aider le sportif à y voir clair pour exprimer ce qu’il ou elle veut et ce qu’il attend de l’accompagnement. C’est une sophrologie innovante. Chaque accompagnement fait l’objet d’un protocole personalisé puisque chaque personne est différente. Un entretien pré et post-séance me permet de rester en lien avec les besoins du sportif et lui permettre d’avancer sur ses ressources comme sur ses bloquages ou difficultés. En fin de séance, une prescription de tâches à faire à la maison ou à l’entrainement l’invite à mobiliser activement ce qui a été travaillé en séance.

La sophrologie aide à optimiser nos possibilités, à reconnaître nos émotions, à les accepter et à trouver de nouvelles ressources pour faire face aux évènements de tous les jours. Au terme d’un accompagnement sophrologique vous ne serez pas une meilleure version de vous même mais tout simplement plus proche de vous même.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mon chemin vers la sophrologie

Á l’âge de 18 ans, j’ai découvert les vertus de la respiration, du relâchement musculaire et des visualisations positives. J’ai utilisé ces techniques toute ma vie ; elles m’ont souvent servies lors de mes expéditions et dans la vie en général. 

Je suis éducateur sportif, skipper professionnel depuis 1980 et navigateur polaire depuis 1991. J’ai vu passer un nombre incalculable d’équipières et d’équipiers à mon bord et j’ai toujours été fasciné par la richesse des différentes personnalités que j’ai pu côtoyer. Une équipe est pour moi une somme d’individualités qui partagent le même objectif. 

La vie à bord d’un voilier est radicalement différente de la vie à terre. Je trouvais intéressant de mettre en place les conditions pour que les moins aguerris réussissent à dépasser leurs craintes et à vivre ces changements avec sérénité surtout quand le large et le mauvais temps étaient de la partie. Pour les autres, je restais attentif afin qu’ils puissent s’épanouir davantage dans ce milieu qui semblait leur convenir.

C’est ainsi que chemin faisant, je me suis intéressé à la Sophrologie. De prime abord, j’avoue que j’étais sur la défensive. J’avais confiance en la discipline car elle avait su en 60 ans s’imposer dans les hopitaux, les associations, les écoles, les maisons de retraite, le sport, le management, etc,  mais j’avais des craintes sur un possible manque d’éthique et de contenu des formations proposées.

Éric Tabarly disait “Naviguer est une activité qui ne convient pas aux imposteurs. Dans bien des professions, on peut faire illusion et bluffer en toute impunité. En bateau, on sait ou on ne sait pas“.

J’étais donc inquiet mais décidé. C’est l’École Française De Sophro thérapies et la sophrologie psycho-comportementale qui a finalement retenu mon attention. Je me suis inscrit…pour voir. Le ton donné par l’équipe pédagogique et leur grande honnêteté intellectuelle m’ont immédiatement séduit. Mes craintes se sont vite évaporées pour laisser place à un enseignement exigeant, des cours pointus et une déontologie exemplaire. J’ai réalisé, chemin faisant, que cette nouvelle belle aventure m’offrait de nombreux outils efficaces, utiles et une occasion de pouvoir élargir le champ de mon accompagnement en intégrant ces outils au coeur de mon activité professionnelle en complément de nos séjours et activités de plein air.

 

Un sens aigu de l’engagement dans ce que j’entreprends

 

Extrait du livre «La Voie des glaces», Olivier Pitras, éditions Transboréal, page 210
Récit de l’expédition «Trans-Arctique 99» 

À bord le dimanche 22 août 1999

Extrait du livre de bord:

« La nudité effroyable de cet univers désert et rude n’enlève étrangement rien, bien au contraire, au charme irrésistible qui s’en dégage. Cet envoûtement, cette fascination presque charnelle, repose sur le fait qu’ici, la nature hostile nous renvoie de plein fouet, sans détour ni concession, l’image de notre fragilité. Cette évidence de chaque seconde en révèle une autre, qui tient du miracle: la conscience, conscience de soi, conscience en action, l’esprit, sa formidable puissance, ses inépuisables ressources dans la lutte pour l’existence. C’est l’hymne à la vie. Cette expédition, quel qu’en soit le dénouement, me fait découvrir une dimension spirituelle plus élevée. Certains pourraient y rencontrer Dieu ou la foi. Je me contente, sans m’en apercevoir vraiment, de mener mon voyage intérieur en parallèle avec la grande bagarre du dehors. J’y gagne, je crois, en ténacité et confiance en moi mais aussi en tolérance et humilité, en amour pour la vie et pour son cortège hétéroclite, tout simplement. Savoir que la voie est libre de glace jusqu’à Gjoa Haven m’a permis de prendre ce recul par rapport à notre engagement de tous les instants. Nous devrions arriver à l’escale en début d’après-midi. Je suis heureux. Il était déjà tellement improbable de parvenir jusqu’ici. Tous les espoirs demeurent de mise pour la réussite de notre défi. En son temps, Willy de Roos n’avait atteint Gjoa Haven depuis l’Atlantique que le 23 août. C’est bon signe. »

Ma main était si engourdie par le froid quand j’ai écrit ces lignes que j’ai eu du mal à me relire pour les mettre au propre.

Olivier Pitras

Pour les informations de contact et les tarifs voir la page préparation mentale du sportif.