C’est William Winram, autre explorateur des océans, multiple détenteur de records du monde en apnée, qui m’a parlé pour la première fois de Patrick McKeown. Cette rencontre avec la méthode OxygenAdvantage a été révélatrice… J’ai réalisé, à ma grande surprise, que ma respiration n’était pas tout à fait fonctionnelle malgré une vie sportive passée au grand air et l’intérêt que j’avais pour les méthodes de respiration. La respiration fonctionnelle OA m’a permis de m’affranchir de sinusites chroniques que je trainais depuis ma plus tendre enfance. J’ai découvert une forme de confort respiratoire que je n’avais jamais expérimentée auparavant. Cela ne m’a pas empêché d’accomplir de beaux projets et de mener de belles expéditions polaires à la voile mais il ne fait aucun doute que mon énergie aurait été encore meilleure si j’avais découvert la méthode OA plus tôt.

Curieusement, il se trouve que de nombreux sportifs n’ont pas une respiration fonctionnelle. Hyper-ventilation, respiration thoracique et respiration par la bouche sont encore des schémas très répandus qui entravent la performance et le confort.

Il existe un lien étroit entre la respiration fonctionnelle et la performance, qu’elle soit physique ou mentale. 

En savoir plus sur la méthode “Oxygen Advantage” (en anglais)

Quelques infos scientifiques (en anglais) notamment sur les moyens d’augmenter les capacités aérobiques et anaérobiques

J’enseigne la méthode “Oxygen Advantage” en distanciel et en présentiel, en français et en anglais.

Des cours collectifs “Oxygen Advantage” seront prévus prochainement en présentiel ou en ligne (programme à venir).

Mon cabinet se trouve à Sommarøy, Tromsø, au nord du cercle polaire mais les consultations en visio permettent de briser les distances. N’hésitez pas à prendre contact. 🙂 

Pour les informations de contact et les tarifs voir la page préparation mentale du sportif.

Bien à vous,
Olivier Pitras

 

 

Les bénéfices de l’entraînement à la respiration fonctionnelle :

  • Améliore la circulation sanguine et l’apport d’oxygène aux cellules
  • Dilate les voies respiratoires supérieures (nez) et les voies respiratoires inférieures (poumons)
  • Réduit l’apparition et l’endurance de l’essoufflement
  • Réduit considérablement la bronchoconstriction induite par l’exercice
  • Réduit le coût énergétique associé à la respiration
  • Maximise le tonus vagal
  • Maintient l’équilibre parasympathique-sympathique
  • Augmente la VFC, la RSA et la sensibilité des barorécepteurs
  • Améliore le sommeil, l’attention, la concentration et le calme.
  • Améliore la posture et la stabilisation de la colonne vertébrale
  • Améliore le mouvement fonctionnel pour réduire le risque de blessure

Comment ça marche ?

La respiration fonctionnelle est un mécanisme contre intuitif basé sur une meilleure tolérence du CO2 dans le sang afin que l’oxygène piégé dans l’hémoglobine puisse être libéré en plus grande quantité pour alimenter les cellules.

Dans la respiration, l’inspiration est déclenchée par l’augmentation du gaz carbonique dans le sang, et non par la diminution d’oxygène. Ainsi une grande sensibilité au CO2, oblige à respirer plus fort et plus vite et cette hyper-ventilation ne permet pas à l’oxygène d’être libéré par l’hémoglobine comme il se devrait. l’une des façons de parvenir à une meilleure tolérence du CO2 est de pratiquer des exercices d’apnée (rétention de la respiration) qui favorisent la libération de l’oxygène, améliorent les performances et facilitent la respiration.

Plus de détail sur les bénéfices de la rétention de la respiration en anglais.

Troubles du schéma respiratoire dans le sport

Une combinaison de respiration thoracique et de cadence de ventilation excessive peut causer des problèmes importants pour la chimie respiratoire. Cela peut déclencher une diminution des niveaux de dioxyde de carbone dans la circulation sanguine. En réponse, le pH du sang augmente, créant ainsi un état d’alcalose respiratoire. L’alcalose respiratoire peut activer des changements dans les états physiologiques, psychologiques et neuronaux du corps, ce qui peut avoir un effet néfaste sur la santé et les performances d’une personne, ainsi que sur son système musculo-squelettique (Bradley et Esformes, 2014).

En plus des changements chimiques dans le corps, les personnes atteintes d’alcalose respiratoire signalent également un éventail de symptômes, tels que l’épuisement, les maux de tête, les étourdissements, la sensibilité à la lumière, les troubles du sommeil, les douleurs thoraciques, les crampes et les sensations d’essoufflement. Pour un athlète pratiquant une activité physique, la présence d’un schéma respiratoire anormal peut se manifester par un essoufflement prématuré ou une fatigue musculaire, ce qui entraîne inévitablement des performances sous-optimales (Chapman et coll., 2016).
Un autre aspect à prendre en compte est le rôle important de la mécanique respiratoire normale dans la posture et la stabilisation de la colonne vertébrale. Des études ont montré que les troubles du schéma respiratoire (TPL) peuvent causer une douleur accrue et contribuer à des déficits de contrôle moteur, provoquant ainsi des schémas de mouvement dysfonctionnels (Bradley et Esformes, 2014).

Comment savoir si votre respiration est fonctionnelle ou non ?

1 / Le “BOLT TEST” (test du niveau d’ogygène dans le corps) : Respirez naturellement par le nez, bouche fermée. À la fin de l’expiration, retenez votre respiration, bouchez vous le nez avec les doigts pour être sur qu’aucun air ne rentre dans les bronches. Chronométrez le nombre de secondes jusqu’à ce que vous sentiez les premières envies de respirer ou les premiers spasmes du diaphragme ou de la gorge. Arrètez le chronomètre et inspirer par le nez. Si le chrono est à moins de 25 secondes, il y a une forte probabilité que votre respiration ne soit pas fonctionnelle.
 
2/ Quatre questions : 
– Vous sentez-vous tendu ?
– Ressentez-vous une sensation de froid dans les mains ou les pieds ?
– Bâillez-vous souvent ?
– Avez-vous l’impression de respirer par la bouche la nuit ?
 
Les réponses positives peuvent confirmer le diagnostic.
 
3/ “Maximum Breathlessness Test” (Test d’essoufflement maximal)